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Calendrier LOGO 2026 – Mars : Ambra Sabatini

Posted by Marco Cimmino in Calendrier, Nouvelles on 3 2025

Le 5 juin 2019, la jeune toscane Ambra Sabatini était en train de se rendre à moto à son entraînement sur l’Argentario, lorsqu’un virage et une voiture qui empiétait sur sa voie changèrent sa vie pour toujours. À ce moment-là, entre le bitume, l’hélicoptère et l’hôpital, une pensée traversait son esprit : « Si je n’arrive plus à marcher correctement, comment je vais faire pour courir ? ». Peu après, une alternative possible : « Si on m’ampute, je peux retourner sur la piste ».

Après avoir vu des épreuves paralympiques avec son père et avoir trouvé l’inspiration chez l’athlète Martina Caironi, Sabatini n’a jamais cessé de courir. « Il était hors de question d’arrêter. Je savais que j’y serais arrivée ».

Ambra Sabatini illustrazione paralimpiadi Tokyo 2020

Voilà, Ambra, toscane de janvier 2002, c’est une fille comme ça.

Capable de devenir la sprinteuse la plus rapide du monde et de viser les jeux paralympiques un peu plus d’un an et demi seulement après l’amputation qui lui a peut-être retiré une jambe, mais pas ses rêves et son avenir. Elle a toujours eu cet esprit-là : « Une chose n’a pas changé : l’ambition. Je voulais arriver à un haut niveau ». C’était le 5 juin 2019, l’école qui était sur le point de finir, mon casque sur la tête et à moto avec papa vers les entraînements sur les routes de l’Argentario.

Des premiers pas à la nouvelle discipline : demi-fond, prothèse et un objectif clair

Un peu plus de deux mois d’hôpital, entre soins et rééducation. Elle ne veut rien oublier, pas une réflexion, pas un sentiment et pas un état d’âme : elle télécharge une application pour tenir une espèce de journal intime. Le 8 août, le retour à la maison : « C’était l’été et j’adore la mer. Première chose : je suis allée à la plage pour nager. Je ne pouvais faire que ça, je n’avais pas encore de prothèse ». Elle, elle arrive en septembre, avec une nouvelle hospitalisation. « Ca a été dur, je ne la sentais pas comme une partie de moi, elle était lourde, j’avais du mal à marcher. Encore aujourd’hui, pour moi, c’est plus facile de courir avec les lames ».

Encore à l’hôpital, elle commence à faire des recherches sur le mouvement paralympique, sur les prothèses sportives, sur les courses et sur les championnats.

Grâce à l’association art4sport, dont je suis membre, les prothèses de course sont arrivées.

Ambra, le sprint en tête

Première course à Jesolo à la fin de l’été. C’était le 11 septembre, le même jour où elle recommença à marcher une année auparavant. Elle arriva troisième aux 100 mètres, derrière les deux meilleures sprinteuses du monde.

La première affirmation arrive aux Assoluti indoor d’Ancône, avec l’or aux 60 mètres en laissant derrière elle les deux sprinteuses défiées quelques mois avant. Mais le mois d’après arrive le voyage à Dubaï pour le Grand Prix d’athlétisme et voilà : en plus de l’or, le record mondial aux 100 mètres (la catégorie est la T63, celle qui concerne les personnes amputées au-dessus du genou) avec 14”59.

« Je pense que chacune de nos imperfections peut raconter qui nous sommes. J’ai gardé des cicatrices sur un bras, je les aime bien, elles font partie de mon histoire. Toute petite déjà, je voulais être anticonformiste, et le choix de faire du sport vient peut-être de là aussi. Je pense que la diversité rend le monde plus beau. Il ne faut pas avoir honte de ce que nous sommes » ; ces pensées naissent aussi grâce à une jolie famille : Le père Ambrogio et la mère Lorenzina, le frère jumeau Lorenzo, qui aime le foot. Elle sera l’une des grandes sensations mondiales des Jeux japonais. Elle est déjà dans le mouvement paralympique : « Je veux montrer à ceux qui ont vécu des moments comme les miens à quel point le sport est la meilleure façon de comprendre qu’il est possible d’avoir une vie remplie et heureuse, dans n’importe quelle condition. Si mes résultats peuvent servir à ça, je suis déjà contente. Si en plus les médailles arrivent, c’est encore mieux ».

Les débuts internationaux et le record du monde : une entreprise que rien n’arrête

Au Grand Prix de Dubaï, elle court les 100 mètres plats dans la catégorie T63 en 14″59, enregistrant le nouveau record du monde paralympique, valable pour les qualifications aux Jeux paralympiques de Tokyo.

C’est justement à Tokyo qu’elle remporte sa première médaille. C’est l’or dans sa catégorie, avec un temps qui devient un record du monde, dépassant celui qu’elle avait déjà battu à Dubaï.

Le 13 juillet 2023, elle remporte l’or aux championnats du monde de Paris, battant (une nouvelle fois) le record du monde avec 13″98. En 2024, elle arrive en finale aux Jeux Olympiques de Paris mais, à cause d’une chute dans les derniers mètres, elle n’arrive pas à se faire une place sur le podium.

Le message derrière les records : diversité, inclusion et force mentale

Ambra Sabatini n’est pas seulement une championne : c’est un symbole. « Les cicatrices racontent qui nous sommes », a-t-elle déclaré. « La diversité rend le monde plus beau. On ne peut pas avoir honte de qui nous sommes ». Son parcours montre que le sport peut être un moyen d’avoir une vie remplie et heureuse, dans n’importe quelle condition.